Prusegue a resistenza !

dimanche 18 septembre 2016
par  Emmanuelle Mariini
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La montée du fait religieux, les fractures sociales grandissantes méritent de la part de l’Education nationale des réponses réfléchies qui trouvent leur mise en œuvre dans l’Ecole de la République humaniste et laïque. Notre société, ébranlée par la persistance de la crise économique et des attentats, connaît une crise démocratique sans précédent. Les questions économiques sont reléguées à l’arrière-plan alors que ce sont des questions décisives : de la répartition des richesses dépendent les moyens donnés aux Services Publics dont celui de l’Education. L’Ecole publique et laïque est le lieu où se construit la société de demain. Mais, tout est là pour fragiliser ce lieu et accroître les inégalités sociales et scolaires : réforme du collège, aucun moyen supplémentaire en REP, maintien de la réforme Chatel au lycée, disparition des redoublements, nouvelles modalités d’évaluation des élèves, … 
La réforme du collège, si elle permet une belle communication ministérielle, ne répond en rien aux besoins dans les établissements alors que d’autres choix sont possibles.
Quant au lycée, il reste englué dans la réforme Chatel. Et l’on comprend mieux le refus de la Ministre de rouvrir le chantier de la réforme du lycée quand on mesure à quel point les fondamentaux de la réforme du collège sont proches de ceux déjà mis en œuvre dans le lycée Chatel : autonomie renforcée – mais de façade, car tous les choix sont en fait dictés par la contrainte budgétaire et non par des considérations pédagogiques – baisse des horaires disciplinaires, effectifs pléthoriques, AP trop souvent inopérants du fait de ses modalités, séries technologiques dénaturées, … Les résultats au BAC général ne sont que poudre aux yeux. Les difficultés se révèlent particulièrement préoccupantes dès la première année post-bac.
Au-delà des situations spécifiques au collège et au lycée, un projet plus vaste de réorganisation du système éducatif se dessine qui consisterait à cliver d’un côté un bloc école primaire/collège suivi d’un bloc bac moins 3/bac plus 3. Cela reviendrait à opérer un tri en fin de scolarité obligatoire pour éliminer ceux qui ne seraient pas « destinés » à suivre des études longues. Il s’agirait d’une énorme régression tant les besoins en qualification des jeunes vont dans le sens de la nécessité d’une élévation générale du niveau des qualifications.
Le renoncement à l’ambition pour tous les jeunes s’exprime aussi dans le renoncement à l’ambition pour les enseignants, aujourd’hui sous-payés et menacés dans l’essence même de leur métier …

Ripiddà a mani annant’à i nosci mistieri,
accirtà chi no ùn abandunemu micca !
Eccu ciò chi no duvemu fà senta !



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