« U troppu stroppia », Trop c’est trop
On ne cesse de nous rappeler l’importance de la crise et la faillite de notre économie. Bien entendu, l’ancien DRH de l’Oréal, aujourd’hui ministre de l’éducation Nationale, a un remède : poursuivre les suppressions de postes.
Cette année, nous avons pu constater les effets d’une telle politique dans notre région : une augmentation du nombre de postes non pourvus, des TZR en poste à l’année, et un recours massif à l’emploi de contractuels sans que ces derniers aient une perspective d’avenir dans notre système. Une seule volonté et un seul but : la contractualisation du système éducatif, par la suppression du statut.
Aujourd’hui, nous voyons bien avec quelle rapidité et à quelle cadence les mesures sont prises pour déréglementer le service public. Le gouvernement aux abois, dans la crainte de perdre les élections présidentielles, n’a qu’un seul but, porter le plus loin possible la libéralisation du système éducatif en cassant notre système républicain. Dans le journal « Les échos », notre ministre continue à annoncer que les suppressions de postes dans l’éducation nationale sont une nécessité si l’on ne veut pas connaitre les mêmes problèmes que les grecs, les italiens et autres … Lors de sa visite en Corse, le ministre de la Fonction Publique a dit au sujet du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : « Oui, mais nous remplaçons quand même un fonctionnaire sur deux » !! Or, nous mesurons, tous les jours, les conséquences de telles mesures : dégradation de nos conditions de travail, gel de nos salaires et de notre avancement. En outre, il n’y a toujours aucun plan de titularisation pour les contractuels et les non-titulaires de l’éducation nationale, si ce n’est la perspective d’un CDI qui peut être dénoncé du jour au lendemain, et ce sans aucun recours possible puisque l’absence de statut le permet.
L’austérité serait le seul remède de cette société qui ne sait plus parler de ces valeurs fondatrices que sont la liberté, l’égalité, la fraternité et la solidarité. Chaque jour, une attaque supplémentaire : avant-hier, les suppressions nécessaires de postes à cause de la dette ; hier, l’introduction d’un jour de carence pour les congés de maladie ; aujourd’hui, une évaluation et un recrutement des enseignants par les chefs d’établissements ; demain, la suppression pure et simple du décret de 1950, pilier de notre statut, donc de notre protection, de notre liberté d’action et de la pédagogie dans le respect des programmes. Le SNES appelle tous les personnels à faire grève le 15 décembre pour montrer leur colère !
Les élections professionnelles ont renforcé la représentativité du SNES et de la FSU, ce qui gêne nos gouvernants, le paritarisme serait remis en cause par le recrutement et la notation des enseignants par les chefs d’établissements. Le ministre a même parlé de recours à des officines privées comme ce sera encore le cas cette année pour le mouvement inter académique, ainsi que pour la future gestion des personnels.
Le SNES de Corse a, d’ores et déjà, demandé au Recteur une audience, afin d’ouvrir davantage l’académie lors des mutations inter-académiques, et ainsi pourvoir les postes vacants. Cela faciliterait le retour de nos collègues nommés sur le continent, augmenterait le nombre de postes de TZR, pour que ces derniers recommencent à jouer leur rôle de remplaçants de courte durée.
Jeudi 15 décembre, rassemblons-nous et manifestons notre mécontentement, pour le maintien de notre statut, la revalorisation de notre métier et la conquête de nouveaux droits.
TOUS ENSEMBLE LE 15 DECEMBRE
DISONS NON A CETTE POLITIQUE D’AUSTERITE !
RASSEMBLEMENTS A 10 heures :
Ajaccio : Rectorat de la Corse
Bastia : Inspection Académique côté port de commerce
Lire le bulletin de décembre 2011
ELECTIONS 2011
Voir les résultats sur notre page spéciale élections professionnelles 2011
Soutien au drame de BEZIERS
Le décès de notre collègue de mathématiques, qui s’est immolée dans la cour de récréation de son établissement du lycée Jean-Moulin de Béziers, est une tragédie. Le SNES académique et la FSU de CORSE assurent de leur solidarité à sa famille, ses proches, les personnels et les élèves de cet établissement. Plusieurs facteurs ont probablement déclenché ce drame, mais on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la signification du choix du lieu de travail pour commettre cet acte désespéré.
Le SNES et la FSU souhaitent qu’une attention particulière sur le long terme soit portée dans notre région, comme le demandent depuis de nombreuses année les représentants de la FSU qui siègent dans les CTPA, et interpellent cette fois Monsieur le Recteur par voie de presse sur l’importance :
- de la mise en place d’une véritable médecine du travail dans l’Éducation nationale et d’une politique responsable des ressources humaines qui permettraient d’accompagner au plus près tous les personnels, dont ceux en situation de fragilité,
- de dispositions, permettant par le travail en équipe, de rompre l’isolement des enseignants ,
- d’améliorer les conditions générales de travail des enseignants, dont la pénibilité s’est considérablement accrue ces dernières années.
La FSU et le SNES proposent aux autres organisations syndicales de porter avec eux auprès du recteur l’exigence de l’organisation d’une demi-journée dans tous les EPLE, dans les semaines à venir, pour impulser le débat sur les réalités du métier et les solutions à apporter.
Il faut savoir qu’une étude de l'INSERM de 2002 révèle, et les chiffres sont édifiants, que la France a avec le Japon le plus fort de taux de suicide de l'OCDE (16 pour 100 000). Et l'éducation, avec 39 pour 100 000, est bien plus touchée que France Telecom (25).
Nous ne sommes pas dans une région différente des autres, en Corse comme ailleurs le suivi et la mise en place d’une visite médicale annuelle, comme dans le privé ou les collectivités, n’est pas un luxe mais un droit. N’attendons pas un drame, ici aussi beaucoup de collègues sont en détresse.
« MUTATIONS INTER ACADÉMIQUES » Mercredi 23 novembre 2011 à Corte
Vous êtes stagiaire, vous allez donc participer à la phase de mutations inter académiques.
Pour vous aider dans cette démarche, le SNES-FSU de la Corse organise un stage au lycée de Corte le mercredi 23 novembre 2011 de 9H30 à 16h00.
STAGE AED en novembre
Un stage AED est prévu sur Bastia le 24 novembre et sur Ajaccio le 25 novembre.
PUBLICATIONS
Lire le bulletin CPE spécial Elections
Lire le bulletin spécial non-titulaires
RASSEMBLEMENT DU MARDI 27 SEPTEMBRE
Cinq raisons d'adhérer au SNES
Chacun des 68 000 adhérents a ses propres raisons d’avoir choisi de se syndiquer au SNES. Le SNES ne fait pas le tri : elles sont toutes aussi bonnes les unes que les autres. C’est ce qui lui permet de rassembler des collègues d’opinions et de sensibilité les plus diverses. Parmi ces raisons, certaines, cependant, reviennent plus souvent que d’autres.
- Ne pas rester isolé à un moment où les projets qui menacent l’école et ses personnels n’ont jamais été aussi dangereux. Rejoindre tous les collègues décidés à s’y opposer dans une force qui rassemble la profession, le SNES.
- Discuter métier, débattre, formuler des revendications, agir pour améliorer le service public d’éducation et la situation de ses personnels. Donner son avis sur les modalités d’action et leur efficacité, prendre tout sa part dans les décisions d’action du syndicat.
- Etre informé à chaque instant ( Journal " l’US " et site du SNES) de tout ce qui concerne le système éducatif, mon métier et ma carrière (espace spécial adhérent du site)
- Etre efficacement conseillé et appuyé dans mes démarches auprès de l’administration (Inspection académique, Rectorat, Ministère).
- Ne pas rester non plus isolé dans mon établissement. Agir avec mes collègues pour y améliorer les conditions d’enseignement et en se donnant les moyens de démarches collectives auprès du chef d’établissement, limiter les risques d’empiètement de l’administration locale.
Pour adhérer, il suffit de remplir cette fiche et de la renvoyer au S3 de Corse, ou bien de la remettre simplement au correspondant de votre établissement.
